| Monaco !!! Attention nous revoilà !!! |
LE résumé du rallye par Sandrine AYMARD ! |
Ça y est , c’est reparti pour un nouveau Rallye Monte Carlo.
Depuis le début de l’été, les dossiers de partenariats sont prêts, le budget établi.
Cette année, nous nous y prenons plus tôt que l’année dernière. Notre expérience du Monte Carlo 2007 va nous servir, il y a moins d’inconnu mais toujours autant de travail en perspective.
| Vendredi 14 et 21 septembre 2007 Les 2 premières réunion du RTTC afin de mettre au point le programme Monte carlo 2008. Tout l’équipe énonce ses projets et ses idées autour d’un verre de clairette (et oui, 2 anniversaires à fêter ces jours là : Moi-même et Ghislaine) Beaucoup de choses se mettent en place, c’est le début de l’aventure. Nous sommes à J -122. |
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| Vendredi 28 septembre 2007 – J - 115 :Réunion à Gilhoc Nous sommes invités ce soir là par l’équipe de Gilhoc pour nous présenter le programme du village pour le prochain Rallye Monte Carlo. Un visionnage d’une vidéo de l’édition précédente nous remet tout de suite dans l’ambiance. Tout le village est mobilisé afin que tout se passe encore mieux que l’année dernière. Surtout qu’il y a un changement important par rapport à 2007, à la sortie de Gilhoc, au lieu de prendre la direction de St Barthélémy Grozon, la spéciale bifurquera à gauche, direction Alboussière. Un beau passage en perspective au milieu des maisons. La soirée se termine autour du verre de l’amitié en compagnie de M. le Maire, Vincent son conseiller, Marcus de l’association TotalVocal et toute leur équipe, et comme d’habitude, nous faisons la fermeture de la soirée. Jérôme et Papou appellent ça le « relationnel », tu parles !!!! Et après, on dit que les femmes sont bavardes. |
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Vendredi 5 octobre 2007 – J - 108 :
Re réunion du RTTC : préparation de notre soirée dégustation du 12/10/07.
Vendredi 12 octobre 2007 – J – 101 :
Une soirée Dégustation a été prévue chez notre partenaire fidèle, le restaurant Le Mas de Crussol à Guilherand Granges.
Celle ci a réuni un grand nombre de personne intéressé par notre projet, que ce soit les partenaires actuels, partenaires futurs, familles et supporters.
Ces moments sont toujours très agréables car ils permettent de renforcer les liens, entre notre équipe et toutes les personnes qui nous supportent, autour d’un bon verre de vin et d’un bon morceau de caillette de la Charcuterie Gueze.
Jeudi 25 octobre 2007 : J - 88
1. Finalisation de nos partenariats avec la Ville de Gilhoc et la Ville de Vernoux
La ville de Vernoux en Vivarais / Le site fait par la commune de Gilhoc ES11 ES14
Nous avons de grands projets en collaboration avec ses deux villes ardéchoises autour du Rallye Monte Carlo. Nous souhaitons mettre tous nos efforts en commun afin de promouvoir au mieux le Rallye Monte Carlo en Ardèche :
- Tenue d'un stand RTTC au parc d'assistance lors du Shakedown à Vernoux
- Organisation de notre journée VIP RTTC à Gilhoc le jour du passage du rallye dans le village
- etc
Ce rallye mobilise déjà beaucoup de passionnés bien avant d'avoir commencé.
C'est ça l'esprit ardéchois (tétu et passionné): pas question que l'on perde à nouveau cet évènement exceptionnel.
2. Finalisation de notre boutique RTTC :Nous vous donnerons plus de détails concernant ces projets d'ici quelques semaines.
2 décembre 2007 J-49 :
Courant novembre,l'ACM a dévoilé le parcours officiel 2008. Confirmation des spéciales du Col du Turini et de Lucéram. Le rallye Monte Carlo retrouve son âme de la grande époque.
Seul ombre au tableau, la spéciale de St Pierreville s'arrêtera au Col de la Fayolle et n'ira plus jusqu'à
Antraigues.
Nous traverserons quand même le village mais en liaison.
Le Mardi 20 novembre, dès l'ouverture des engagements, nous avons fait parvenir à l'ACM notre bulletin d'inscription. Nous n'avons plus qu'à attendre le 20 décembre pour savoir si nous ferons partis des 60 chanceux qui seront acceptés. Croisons les doigts!!!!!!!!!!!
Pour ce qui est de notre organisation, nous finalisons nos partenariats.
Différents stands à notre effigie seront mis en place début décembre chez nos différents partenaires où vous pourrez trouver en avant première, des articles officiels Rallye Monte Carlo ainsi que les articles du RTTC .
Encore beaucoup de réunions en perspective pour décembre, nous vous tiendrons informé de l'évolution de notre projet.
Mercredi 09 janvier 2008 - J-12
Il parait que le 7 porte bonheur alors on verra.................. Nous aurons une Evo 9 venant tout droit de Colsoul Rallye sport en Belgique. Nous sommes à fond, il reste très peu de jours et tout se bouscule. Les derniers préparatifs sont toujours stressants.
Il faut mettre les derniers points de détails à la logistique avec toute notre équipe du RTTC, ils sont à fond eux aussi.
Tout le monde s'affaire, les téléphones saturent et la boite mail va bientot exploser.
Nous en profitons d'ailleurs pour vous remercier de tous vos messages d'encouragements et vos petits mots très sympathiques sur notre livre d'or. Ca fait chaud au coeur de se sentir soutenus dans notre aventure. |
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11, 12 et 15 janvier 2008 journées importantes...
J-10 : Vendredi 11 janvier 2008
J-9 - Samedi 12 janvier 2008.
J-6 : Mardi 15 janvier 2008.
Suite programme de présentation aux partenaires de notre Mitsu Evo 9 par le RTTC
| J-4 - Jeudi 17 janvier 08 Journée de présentation chez nos partenaires GUEZE et PIERREFEU de Vernoux |
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| J-3 - Vendredi 18 janvier 08 Stand RTTC dans la galerie marchande d’Auchan à Guilherand Granges 5 Très bon accueil de la part des visiteurs du magasin |
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| J-2 - Samedi 19 janvier 08 Le RTTC a tenu un stand sur le marché de Tournon pour une présentation de la mitsu à la population tournonaise où nous avons beaucoup de partenaires. |
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| Puis à midi, nous avons pris la direction de Sport 2000 pour une photo souvenir avec toute l’équipe du magasin très motivée pour notre cause, merci beaucoup. Puis chez Roady |
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| Puis nous sommes allés exposer devant l’Intermarché de St Jean de Muzols où les dirigeants nous attendaient pour un apéro sympathique autour de la voiture. | ![]() |
Nous avons fini la soirée au restaurant Le Bilboquet sur les quais à Tournon qui nous réserve chaque année un excellent accueil.
J-1 - Dimanche 20 janvier 08
Après une matinée consacrée aux derniers préparatifs du rallye, nous sommes allés exposer chez notre partenaire EUROKART à Châteauneuf sur isère. Le beau temps était au rendez vous et beaucoup de monde s’est bousculé sur la piste ce jour là. (photo à eurokart)
Résumé du rallye par Sandrine AYMARD
Lundi 21, Mardi 22 et Mercredi 23 janvier 2008 : RECONNAISSANCE DU RALLYE Comme l’an dernier, nous avons droit à 2 passages de reconnaissance par épreuves spéciales et un planning bien précis à respecter. |
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Lundi 21 : nous avions rendez vous l’après midi avec le Col du Turini et Lucéram. Nous partons très tôt le matin car bien entendu, il y a un imprévu, les casques que nous avons reçus ne vont pas et il faut les changer. Donc « petit » détour par BPS à Montpellier pour les changer. Cette année, la réglementation impose que les équipages soient équipés du system Hans (système de retenu pour protéger les cervicales en cas de choc). Nous avons donc du investir dans cet équipement très onéreux (mais comme disent certains : la vie n’a pas de prix mais le system Hans oui). Seulement il y a 2 systèmes différents et celui que nous avions commandé ne nous convenait pas donc nous avons préféré les changer, histoire de s’éviter du stress inutile pendant la course.
Enfin en début d’après midi et après un arrêt furtif dans un célèbre restaurant américain, nous arrivons à La Bollène Vésubie, très beau village perché en haut des montagnes niçoises. Il fait très beau, la route est sèche, tout va bien. On voit bien au loin un peu de neige, il faut s’attendre à en trouver plus haut.
| En effet, quelques kms avant d’arriver au col du turini, nous trouvons de magnifiques murs de neige sur les cotés de la route, s’ils ne fondent pas d’ici dimanche, il y a de grandes chances que ces murs se retrouvent sur la route pour le rallye. Ensuite, nous reconnaissons la spéciale de Lucéram / Col St Roch, autre lieu mythique du Monte Carlo. La 1ère partie est un immense enchaînement d’épingle (au moins une 15aine), c’est super beau et laisse présager de belles figures au frein à main. La 2ème partie après le col est par contre très étroite, attention à ne pas prendre les cordes car pleines de petits rochers pointus qui dépassent. Nous reprenons la route en fin de journée, 4h de route consacrées au recopiage des notes, entre 2 appels, le TOP. |
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Mardi 22:
Le matin, rendez vous dans le vercors. Nous commençons par la spéciale de St Jean en Royans/ Vassieux. Il pleut, ça burle, y a un vent pas possible. Nous sommes bien contents d’être à l’abri dans la voiture contrairement à tous les bénévoles chargés de nous pointer aux départs et aux arrivées de spéciales. Merci à eux pour leurs courages, ce sont bien là des passionnés.
Puis nous enchaînons avec la spéciale de La Cime du Mas/Col de l’Echarasson. Même temps exécrable.
Retour à St Jean en Royans pour notre 2ème passage : Il pleut toujours autant mais c’est bizarre, plus on monte et plus il y a une sorte de gadoue sur la route. Et plus on monte, et plus la gadoue s’épaissit et « blanchit ». Mais c’est de la neige !!!!!!! Juste avant d’arriver à la station de Font d’urle, on se retrouve sur un épais tapis blanc (alors qu’il n’y avait rien 1h avant) jusqu’à l’arrivée à Vassieux. Génial, super les recos.
Après ce 2ème tour, nous partons très rapidement pour la basse ardèche.
Reconnaissance des spéciales de St Pierreville/Col de la Fayolle, Burzet/Lachamp et St Martial/Le Chambon Béléac.
Ça va plutôt bien, on reconnaît sans souci particulier. Par contre les temps de liaisons sont vraiment longs, nous n’avons pas le droit de reprendre les spéciales à l’envers ce qui nous oblige à effectuer de grands détours pour rejoindre les départs (notamment la spéciale de St martial : 45mn de route pour reprendre le départ). Mais bon, on va pas se plaindre, on est là aussi pour ça. Nous avons eu l’agréable surprise de rencontrer les époux Aymé au départ de St Martial, en bons passionnés ils étaient là tous les 2 pour encourager les équipages. (Vraiment dommage qu’ils n’aient pas été dans la course cette année. Nous aurions peut être pu avoir un podium du groupe N 100% ardéchois ??????)
| Nous finissons notre dernier passage à 18h00 juste avant la fin des heures autorisées, c’est chaud. Et nous rejoignons très vite toute l’équipe du RTTC qui nous attend au restaurant Le Mas de Crussol pour un dernier briefing tous ensemble. Nous passons une très bonne soirée en compagnie de nos hôtes Sophie et Hervé. (ton ptit salé était vraiment très bon Hervé, merci). | ![]() |
Mercredi 23 :
Dès le matin, c’est la course, nous partons très en retard de la maison et commençons les recos par la spéciale de Gilhoc, 2 passages afin de découvrir le nouveau tracé de la dernière portion : magnifique, très rapide. Puis Labatie/Lalouvesc, pareille, nouveau tracé sur le milieu de la spéciale, mais le temps presse et il ne nous reste que très peu de temps pour aller voir St Bonnet. Nous devons faire des essais avec la mitsu à 13h et nous sommes très en retard. Tant pis, nous ne ferons qu’un passage dans Lalouvesc et St bonnet.
Merci aux jeunes de St Bonnet qui nous ont gentiment offert à l’arrivée, des spécialités locales = chocolat aux cèpes et confiture de lentilles du puy.
| Retour sur nos terres à Erome ; on prépare les casques, les gants et retrouvons notre belle auto pour les essais qui se déroulaient à domicile sur la route des planards (ancienne spéciale du rallye de la drome). | ![]() |
| Le stress monte, toutes les autres mitsu sont là aussi. Les tensions sont faciles à ressentir chez les autres équipages aussi. Heureuse surprise de voir que Marcus et Scratch ont fait le déplacement aussi, ainsi que plusieurs de nos partenaires. |
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Les essais se déroulent sans soucis particuliers mis à part les pneus. 1er tour de roue pour tous avec les Pirelli qui nous sont imposés cette année. Le pessimisme est de rigueur, au bout de 10km, les pneus sont déjà morts, ça promet.
Nous essayons différents réglages, une amélioration se fait sentir mais c’est pas encore le top.
On verra au Shakedown.
16h30 : nous plions bagages, nous sommes tous attendus au parc à Valence pour les vérifications administratives et techniques, pas de temps à perdre, la journée est loin d’être terminée.
| 17h00 : nous récupérons donc tous nos documents, autocollants,plaques, badges etc à valence, il faut maintenant préparer l’auto (pose des N° de course, de la plaque du rallye, installation du GPS et dernières vérifications). Je profite de ce moment pour finir le recopiage de mes notes (toujours fastidieux). | ![]() |
| 20h00 : Rendez vous au garage Métifiot de valence pour le contrôle technique de l’auto. Nous appréhendons un peu ce moment car l’année dernière, cela avait pris un temps infini et étions reparti vers minuit. Heureusement, cette année l’organisation a été meilleure et finissons les vérifs vers 21h30. | ![]() |
Avant d’aller dormir, nous faisons un petit briefing (toujours dans un restaurant américain, oh my god !!!) avec Papou et Alain sur les conditions météo du lendemain pour les spéciales du vercors (neige ou pas neige ?). Pour ma part, ça ne va pas du tout, je dois avoir 40 de fièvre, des courbatures partout et un mal de tête épouvantable. La grippe pointerait elle son nez ? Ah non, c’est pas le moment. Heureusement mon infirmière préférée s’occupe de moi et je me dope aux vitamines et aspirine.(mais à l’insu de mon plein gré).
| Jeudi 24 janvier 08 : Le grand jour est arrivé, ça y est , les choses sérieuses vont réellement commencer aujourd’hui. Au programme : Shakedown le matin et départ du rallye en fin d’aprèm. Réveil la boule au ventre, 1er enfilage de la combine (que nous ne quitterons plus de 4 jours). Nous arrivons sur le stand Colsoul vers 09h00. Préparation de la mitsu pour les essais du Shakedown, on monte des pneus neufs pour tester un réglage différent de la veille. |
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| 11h00 : départ pour Vernoux, premier tour de roue dans les rues de Valence, l’émotion est grande, on roule pour 42kms de liaisons. Nous avons une pensée pour notre équipe qui est déjà la haut depuis 6h du mat pour tenir le stand RTTC vers le parc. Il y fait très froid d’après nos infos. Et effectivement, on les retrouvera tous emmitouflés avec leur bonnet et écharpe RMC. Y a plus que les yeux qui dépassent !!! | ![]() |
| 12h00 : Nous arrivons sur le parc d’assistance, y a une foule de monde, notamment beaucoup de nos partenaires qui nous attendent. Petite séance photo et on se prépare à partir. Surprise, notre ami Gérard (notre champion de kart du 15 août à Vernoux) est là pour nous encourager aussi. | ![]() |
| Sacré Gérard, rendez vous est pris pour notre challenge de juin, on compte sur toi. Bon enfin, on enfile cagoule, casque et hans (vraiment encombrant quand on a pas l’habitude). C’est parti pour 2 passages sur la spéciale du Shakedown, le tracé est intéressant. Le 1er passage est timide, on teste, puis le 2ème sera un peu plus poussé, on se met en condition, les pneus ont l’air d’aller. |
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Mais coup de panique, à l’arrivée, au moment d’éteindre mon GPS, plus d’interrupteur. Celui ci s’est décelé et se ballade derrière l’extincteur. Bon c’est pas grave, il marche encore mais il faudra impérativement le fixer mieux en rentrant.
Pour vous expliquer, nous avons dans l’habitacle un system de suivi par GPS que nous devons enclencher au départ de la spéciale et éteindre à l’arrivée. En cas d’arrêt de la voiture durant la spéciale (accident ou pb mécanique), le GPS le détecte et si nous ne manipulons pas l’interrupteur immédiatement pour dire que nous sommes ok, il déclenche les recherches. Il y a aussi un bouton d’urgence au cas où. C’est assez rassurant en fait.
15h00 : retour à Valence et on commence à se préparer psychologiquement à la soirée qui promet d’être difficile. Nos infos nous disent qu’il y a de la neige par endroit dans les cols, Papou est très stressé et insiste beaucoup auprès de Jérôme pour qu’il joue la prudence. Pas de risque inutile, le rallye est long. Comme la plupart des concurrents, nous optons pour des slicks. Il faudra être prudent dans les zones glissantes.
17h30 : C’est parti, nous nous rendons, comme l’année dernière, en convoi jusqu’au Champ de Mars à Valence pour le départ du rallye. Et comme l’année dernière, il y a beaucoup de monde sur les boulevards ce soir là. Nous attendons notre tour, pendant ce temps là, le responsable de la sécurité vérifie que tous les System GPS fonctionnent à bord des autos, tout est OK sauf bien sur pour nous.
| Le system s’est arrêté sans savoir pourquoi, le responsable sécurité me parle bien évidemment tout en anglais, of course. Je comprends à moitié qu’il me demande où se trouve l’alimentation du GPS, mais j’en sais rien. J’appelle vite Tom Colsoul à la rescousse pour qu’il traduise. Pas de solution, mais nous sommes autorisés quand même à prendre le départ, cela sera signalé aux départs des épreuves, mais il faudra absolument réparer le soir même en rentrant au parc, pas de souci. | ![]() |
Tout cela nous a fait perdre du temps, nous avons un peu bouchonné dans l’allée qui mène au podium et devons nous dépêcher pour aller pointer. Du coup, je n’entends pas ce que dis le speaker, c’est pas grave, je suis concentrée sur mon départ, mon road book, mon carnet de pointage et mon GPS qui ne marche paaaaaaaaasss, bon sang, c’est pas vraiiiiiii.
Et c’est parti pour un très long parcours de liaison, nous devons rejoindre St Jean en Royans par Léoncel, le col des limouches, Oriol etc.
1ère spéciale du rallye, 1er pointage, 1er départ, le stress monte. D’autant plus que nous nous étions fait une frayeur dans cette spéciale l’année dernière et il reste comme une appréhension. Allez c’est parti, on roule, ça va, on passe l’endroit critique de l’année dernière, c’est Ok, pas de souci cette année, on attaque le 1er col avec un très beau passage à Bouvante entre les maisons, puis le 1er changement de direction, puis le 2ème et là, Oh surprise !!! Qu’est ce qu’on voit couché au milieu de la route ? Un cerf. Là on se dit que l’auto qui l’a tapé ne doit pas être très loin car à voir la grosseur de la bête, la voiture doit vraiment être amochée. Pauvre bête, ça fait vraiment mal au cœur. Quelques centaines de mètres plus loin, on voit la mitsu de Richard Frau arrêtée, c’est fini pour eux ce soir, l’essentiel est qu’ils n’aient rien, ça aurait pu être dramatique si la bête avait traversé le pare brise.
Nous continuons notre route, je préviens Jérôme des virages supposés glissants selon les infos que nous avons pu avoir. Mais tout est sec, je continue de le mettre en garde, attention Glissant mais c’est toujours sec. Puis sur un droite que j’annonce encore une fois glissant, on rentre un peu trop fort et là…………. c’était vraiment glissant. Une belle plaque de verglas nous propulse contre un talus de neige. Nous tapons de coté mais l’auto rebondit et nous repartons sur la route (très large à cet endroit). Jérôme teste l’auto afin de voir si tout est Ok on sent quelques choses qui frotte sous l’auto. Là nous arrivons devant la station de font d’urle. En levant la tête, j’aperçois des ballots de paille qui nous foncent dessus. Et en fait non, c’est plutôt nous qui partons dans tous les sens, la route est verglacée, c’est horrible. (D’ailleurs on a vu récemment une vidéo de Rautenbach qui sort à cet endroit dans les ballots).
Là, je hausse le ton et dit à Jérôme, « maintenant on se calme, tu assures, ça glisse partout, on va pas se sortir là, je te préviens, moi je veux voir l’ardèche) Pas du tout flippée comme fille, non non. Bref, on calme le jeu et heureusement car arrivé au carrefour après font d’urle, rebelote, la voiture tire tout droit, la cata complète cette spéciale. La descente vers Vassieux, n’est pas mieux, d’autant plus qu’on a toujours ce bruit de frottement, c’est bizarre, on préfère calmer pour ne pas tout casser.
| Enfin, j’aperçois le panneau d’arrivée (c’est pas trop tôt), et saute de la voiture au point stop pour constater les dégats. Plus de peur que de mal, l’auto n’a rien mise à part le protège carter qui s’est tordu et racle par terre. Dans le rôle du chasse neige, je demande la mitsu N°87. Il nous faut donc faire la 2ème spéciale dans cet état, ça promet. |
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Celle ci se passe pas trop mal, mise à part que le protège carter racle dans tous les droites, on fait des « étincelles ». Passage au Col de l’Echarasson, en reco nous avions repéré des virages très sales et glissants, ils le sont toujours en pire. Nous parcourons cette spéciale sans grande conviction, le Vercors ne nous convient vraiment pas. Dommage, car les spéciales sont belles. Retour à Valence pour un passage à l’assistance afin de réparer nos dégâts. Sans gravité par rapport à ceux de Richard Frau. Et dire qu’à 2mn près, le cerf était pour nous. Finalement, on est vraiment content de notre sort. |
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| Vendredi 25 janvier 08 : 06h30 : nous arrivons au Parc pour voir notre heure de départ, nous partons reclasser et notre position est 34ème au général, 12ème de groupe N. C’est pas terrible à cause de nos mésaventures de la veille, alors aujourd’hui, l’objectif est de remonter au classement. Après un bref passage par l’assistance pour monter des pneus neufs, c’est le départ, direction St Pierreville, le temps a l’air clair, ça promet une belle journée. Nos infos annoncent les spéciales sèches, on va voir. |
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Es 3 : St Pierreville/ Col de la fayolle – Cette spéciale a été raccourci de 18kms cette année, dommage, nous n’irons plus en course jusqu’à Antraigues mais tant pis.
C’est parti sur un bon rythme mais la route n’est pas si sèche que prévu, il faut quand même se méfier dans les sous bois et les petits ponts qui sont très humides et sales.
Passage à St Etienne du Serre, on arrive un peu large, le frein à main n’a pas fonctionné comme prévu, tant pis,on perd un peu de temps, on fera mieux au 2ème passage.
Arrivée dans St Julien du Gua, ouah, c’est impressionant comme les murs des maisons défilent vite, c’est pas très large mais ça passe. On s’amuse bien, la confiance revient, c’est bien. Montée jusqu’au Col de la Fayolle, on a le soleil en plein dans les yeux, pas très agréable, heureusement nos nouveaux casques sont équipés de visières fumées, vraiment pratique, on arrête pas le progrès. Passage au Col, (beaucoup moins de monde que l’année dernière mais il paraît que le vent y est très violent et glacial), puis à quelques mètres de l’arrivée on nous fait signe de serrer à gauche ; en effet la Ford de Al Quassimy est arrêtée 5m avant la ligne d’arrivée, juste devant les rubalises mais nous passons sans souci.
Es 4 : Burzet/Lachamp Raphael :
Là, nous savons qu’il reste de la neige à l’arrivée mais tout le début est sec. Ça roule, on passe sur des portions très bosselées, la voiture saute mais ça tient vraiment très bien, on sent vraiment la différence de puissance et de comportement par rapport à l’Evo 7 de l’année dernière. Déjà je trouvais que ça allait très vite (par rapport à notre civic de l’époque) mais là c’est encore plus impressionnant. J’ai du mal à annoncer toutes les notes, je n’ai même plus le temps de lever la tête et doit enchaîner les virages sans m’arrêter, je sens juste qu’on va à gauche ou à droite, c’est hallucinant. J’avais rarement connu ça avant, mais qu’est ce que c’est grisant. Tout s’enchaîne très vite, puis on arrive sur la partie enneigée, rien sur la route sauf dans les cordes bien sur mais dans une des dernières épingles, y en a pas mal et on tire tout droit mais c’est sans conséquences pour l’auto, on perd juste quelques secondes.
A l’arrivée, notre temps est assez bien, nous nous rapprochons des temps des 1er du groupe, c’est bien mieux que la veille.
Nous sentons que nous progressons par rapport aux temps des autres concurrents, on pense bien remonter au classement.
Es 5 : St Martial/Le Chambon Béléac Retour à Valence, pour une petite assistance, on inverse les gommes pour le 2ème tour. |
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Et c’est reparti, c’est plus sec que le matin.
Dans St Pierreville, on est à l’attaque, juste avant le Pont de Foulix, on rattrape et double la Subaru de Castegnaro, ça va très vite, les notes tombent les unes derrière les autres puis on aperçoit au loin Miguel Baudouin, mais nous franchissons l’arrivée avant de le rattraper.
Nous pensons avoir gagné encore quelques places car notre temps est satisfaisant.
Dans l’épreuve suivante, toujours de la neige à l’arrivée de Burzet mais cette fois on se fera pas avoir, passages des épingles au frein à main, c’est génial.
| Dans la dernière, nous retrouvons notre champ de patate au Chambon en même temps que la nuit. On est bien. En regardant le classement à notre arrivée à Valence, nous sommes très contents car nous sommes remontés à la 25ème place au général (9 places gagnées), et 5ème du groupe N (8 places gagnées). L’objectif est atteint, il faudra faire aussi bien demain. Nous n’avons que quelques secondes d’écart avec 2 de nos prédécesseurs, la 23ème place au générale et la 4ème place du groupe N nous semble jouable. |
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Papou et Alain nous ont rejoints et décidons d’aller manger ensemble dans un restaurant mais pas américain cette fois, plutôt spécialisé dans le buffle grillé, hug !!!.
Je continue à me doper, apparemment j’aurais le dessus sur la grippe.
Samedi 26 janvier :
C’est une journée très importante : aujourd’hui nous avons 3 cars de partenaires qui sont à Gilhoc avec toute l’équipe du RTTC qui va les chouchouter.
Nous sommes très attendus dans le village et espérons leur faire un beau passage.
Mais d’abord, nous avons 2 autres spéciales à parcourir et d’après les infos que nous avons, ça ne va pas être de la tarte. Brouillard et verglas annoncé dans St Bonnet, que du bonheur.
Nous râlons vraiment de ne pas pouvoir bénéficier d’ouvreur pour ce cas de figure, nous allons rouler vraiment à l’aveuglette sans savoir quel piège nous attend dans chaque virage. Je trouve que niveau sécurité, c’est pas terrible.
Nous partons bien ententu en slick puisque les 2 autres spéciales sont sèches.
La 1ère de la journée est Labatie d’Andaure/Lalouvesc : très belle spéciale aussi, 1ère partie sinueuse mais rapide, 2ème partie très serrée puis la fin très très rapide avec de très longs virages à fond tout en appuie. Notamment, un très très long gauche à fond où on reste en appuie très longtemps avec quelques bosses où la voiture se déporte un peu, et sur votre droite, une rangée de sapin près à vous accueillir. Mais c’est très beau.
Arrive la spéciale tant redoutée de St Bonnet : déjà nous sommes dans le brouillard, ça promet et il a l’air d’y faire très très froid à voir les spectateurs emmitouflés.
C’est le départ, heureusement le brouillard n’est pas très dense, nous voyons quand même la route sans problème. Mais la tenue de route n’est pas sure du tout. J’annonce quelques virages glissants mais sans grande conviction suite à notre expérience du vercors. Puis soudain, à la sortie d’un gauche, nous partons en luge sur plusieurs dizaine de mètre, ça va s’arrêter ou pas ???
Le cœur palpite, je n’ai jamais autant appréhendé une spéciale, c’est horrible, je ne me sens pas du tout en confiance. Des plaques de verglas ici ou là, des zones de freinage très très brillantes (mouillées ou glacées). On vit plus de 20mn de cauchemar, aucun plaisir à ce moment là. C’est très dur comme sensation car il faut assurer les pièges mais on sent le chrono qui défile à toute vitesse et il faut perdre le moins de temps possible. Il est très frustrant de ralentir sur une zone suspecte et découvrir que ça passe largement. Enfin il paraît que c’est ça le Monte Carlo. J’en profite pour remercier un charmant spectateur qui a souhaité nous montrer ses pouces (tendus vers le bas) à notre passage. C’est vraiment gentil mais espèce de trou du c.., engages toi au prochain monte carlo, travailles pendant 8 mois pour ça et on verra ce que tu seras capable de faire dans des conditions pareilles, c’est très facile de se prendre pour un champion du monde quand on est installé sur un talus. La critique est facile.
Bref, nous franchissons enfin la ligne d’arrivée et nous faisons je crois le 29ème temps.
Après ce moment exécrable, nous languissons de retrouver notre spéciale tant attendue depuis 6 mois : Lamastre/GILHOC/Alboussière.
Il fait un temps magnifique de ce coté là, rien à voir avec le temps de m… de St Bonnet.
Nous sommes sur la ligne de départ, je ne pense plus à rien mis à part à mon cahier de notes dont les pages ne se tournent pas facilement, (j’ai oublié de les user un peu pour qu’elles glissent plus facilement). Je m’occupe de ça en attendant le pointage du départ.
On est prêt, j’enclenche le GPS, tend mon carnet de pointage au commissaire. Dès qu’il me le rend, je ferme ma vitre et tire sur mes harnais pour les tendre au maxi. J’annonce les premiers virages à Jérôme et attendons le compte à rebours.
10h18mm00s : Départ
GAF/DI/GAFcorde/DIL 100m G100L referme 90 50m G90L corde / D90L ouvre / GAF……..
| Je vois que Jérôme prend très corde le D90 qui fait comme une cuvette, je lui ai déjà annoncé le Gauche suivant quand soudain il me dit « Elle y va », je lève la tête et voit que ça ne va pas dans le bon sens et comprend qu’on sort. Je décide de fermer les yeux car je ne sais pas du tout jusqu’où on va descendre. Mais un sapin qui se trouvait sur notre trajectoire décida de nous arrêter là et la voiture est projetée en sens inverse dans le talus en contre bas. | ![]() |
| J’ouvre les yeux et vois le capot devant moi en forme de pyramide avec de la fumée qui sort. Jérôme me dit qu’il faut vite sortir, je pense quand même à arrêter le suivi GPS pour signaler que nous sommes OK et sort de l’auto. |
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Les commissaires de course sont déjà là et tiennent les spectateurs à l’écart de la voiture car il y a une fuite d’essence. Bon et ben voilà, cette fois c’est sur, on passera pas à Gilhoc.
Un pompier en civil vient me voir pour me demander de m’asseoir (ce dont je n’ai aucune envie), il insiste (il me saoule), puis en regardant bien je le reconnais, il était dans ma classe à l’école primaire, hallucinant. Mais lui ne m’a pas reconnu de suite, évidemment avec la cagoule et le casque, c’est pas facile.
Tout de suite, j’appelle Tom Colsoul pour lui annoncer la bonne nouvelle et lui explique notre sortie, il n’a pas l’air inquiet d’après ma description, pour ma part, je ne suis vraiment pas certaine qu’on puisse repartir.
Ensuite, nous essayons de joindre notre équipe sur Gilhoc mais bien évidemment le réseau est saturé. Radio France Bleue annonce notre sortie de route et n’arrivons à joindre personne pour les rassurer.
Heureusement un téléphone fixe se manifesta à Gilhoc et mon père pu prendre de nos nouvelles. Une fois rassurée, l’équipe du RTTC pu faire un compte rendu à tous nos partenaires inquiets.
Un spectateur brésilien qui a filmé la sortie nous montre sa vidéo (visible sur youtube), on a du lui passé à 50cm des pieds. Chaud.
On essaye d’analyser notre sortie, c’est bizarre qu’elle ai décroché sur cette bosse, on a pris 300millions de bosses la veille sans problème et là, elle décroche. Peut être trop vite ou pneus arrières pas assez chauds ???
| 01h30 plus tard, les Colsouls étaient là (avec 2 remorques puisqu’une 2ème mitsu était arrêtée un peu plus loin, celle de Miguel Baudoin). Quelques manœuvres plus tard, notre auto était sortie et montée sur remorque. |
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Nous repartons donc avec la remorque, direction Valence mais en passant par ...GILHOC !!!!! Arrivée sur Valence, démontage de la voiture. |
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| L’équipe Colsoul a travaillé près de 2h00 afin de remettre l’auto en état, ils ont même pu redresser le capot, vraiment un très grand BRAVO à tous les mécanos, nous leur en sommes très reconnaissants. Une vraie équipe de PRO. La voiture est chargée sur remorque et prend immédiatement la route pour le parc fermé à Monaco. |
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| Il est 19h30 et rejoignons le RTTC et nos partenaires qui sont arrivés au restaurant Le Mas de Crussol pour la tradionnelle Choucroute. Il faut expliquer notre sortie, encore et encore, on sent que tout le monde est en souci et a été touché par notre mésaventure, cela nous fait très plaisir et les en remercions vivement autour du verre de l’amitié. |
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Puis il faut prendre du souci, car la course continue et nous devons prendre la route pour Monaco dès ce soir. Nous ne voulons pas arriver trop tard à l’hôtel pour pouvoir dormir quand même suffisamment pour le lendemain (5 spéciales à faire encore)
Il est 21h30 quand nous partons et arrivons à Antibes vers 01h30 du matin (génial, au moins 04h30 à dormir).
Dimanche 27 janvier :
| 06h00 : Pas le temps de boire un café, on file vite vers Monaco. Nous devons effectuer les recos pour la super-spéciale de l’après midi avant de nous élancer pour la boucle autour du Col du Turini et Col St Roch. Notre auto est là, la pauvre, elle fait peine avec son capot chiffonné et son pare-choc cache misère. Le logo SAMSE est un peu « flouté ». |
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(Nous repartons ce matin à la 33ème place du général, 9ème du groupe N. En raison de notre sortie de route, nous n’avons pas parcouru 4 épreuves chronométrées donc nous sommes autorisés à repartir en super-rallye mais en prenant un temps forfaitaire + 5mn par épreuve non courue, soit dans notre cas plus de 20mn de retard.)
Nous sortons du parc et c’est marrant car on se retrouve plusieurs ardéchois à se suivre dans l’ordre de départ : Vialle, Combe, Machard, nous et le drômois Baudoin.
Malheureusement pour Fred Combe et son copilote Hubert, leur clio refusa catégoriquement de démarrer malgré plusieurs tentatives de poussages. Vraiment décevant de terminer un rallye de cette manière. Les lois de la mécanique sont décidément cruelles.
Pour nous, c’est parti, on s’élance pour 4 tours de circuit dans Monaco pour la prise de note de la super-spéciale puis on enchaîne de suite sur le parcours de liaison qui mène au magnifique village de La Bollène Vésubie. C’est très étroit dans ce village, ça bouchonne avant le pointage.
Comme les jours précédents, nous n’avons quasiment pas d’infos sur l’état de la route, mais la tradition veut que la neige sur les cotés soit jetée sur la route par les spectateurs, donc prudence.
Suite à notre sortie de la veille, il faut reprendre nos marques, je ne me sens pas très bien et je crois que Jay non plus. On prend le départ de cette magnifique spéciale, mais n’avons pas l’intention de nous ressortir ni de nous faire piéger sur la neige. On est déjà sorti 2 fois sur ce rallye et comme on dit souvent « jamais 2 sans 3 », donc pas rassurée du tout.
La 1ère partie se passe bien, la route est sèche puis viennent les murs de neige. Dès que nous apercevons des spectateurs, prudence, on cherche les pièges mais les spectateurs ont été raisonnables, sauf dans une épingle où un tapis de neige recouvrait la route. Nous l’avions vu de loin donc pas de souci, on passe doucement, puis passage au Col du Turini et surprise, rien sur la route, c’est propre. Puis on attaque la descente, et là c’est très humide et glissant (verglas). Toute la descente se compose de gros freinages sur une bonne quantité d’épingles qui s’enchaînent les unes derrière les autres. Moi ça ne va pas du tout, j’ai du mal à me remettre de la sortie, j’ai peur dans chaque freinage. Puis là, j’aperçois de nouveau mon ami spectateur avec ses pouces tendus vers le bas, et là, dans un élan d’énervement, je décide de lui montrer moi aussi mon pouce, sauf que je crois que je me suis trompée de doigt, oups !!!!! Je ne suis pas très fière de moi mais qu’est ce que ça soulage……. trou du c… !!!!!
Nous assurons toute la dernière partie de la spéciale jusqu’à l’arrivée, on est vraiment mal autant l’un que l’autre, ça ne va pas du tout, une fois passée le panneau d’arrivée, on enlève nos casques complètement dépités, pas un mot dans la voiture, c’est très pesant.
Durant les 45mn de liaisons, c’est la consternation, mais qu’est ce qu’on fout là. Puis Jay me dit : « Il faut qu’on attaque sinon on va se sortir », ok très bien, de toute façon il faut se bouger car là, ç’est vraiment déprimant.
On s’arrête dans la liaison pour se préparer juste avant d’arriver à Lucéram, Jay pose ses lunettes sur le toit de la voiture pour enfiler son casque, mets ses gants, remonte dans la voiture et démarre. Sur la grille de départ : M… mes lunettes, elles sont restées sur le toit !!!!!!!!! tant pis, trop tard !!!!!
Au départ de la spéciale, on aperçoit les 2 commissaires qui nous avaient tenu compagnie la veille lors de notre sortie, petit coucou, j’espère que ce n’est pas prémonitoire qu’ils soient là.
Compte à rebours, puis départ et là, ça change de rythme. Je sens que Jay a repris confiance et a la rage. Epoustouflant, les épingles s’enchaînent au frein à main, c’est trop beau. C’est l’éclate totale jusqu’au Col St Roch, vus les mouvements des spectateurs, ça a l’air de leur plaire. Puis après le Col, la route devient très très étroite et piégeuses, mais Jay garde le rythme. Il faut faire attention à ne pas trop mordre dans les cordes car il y a des pierres pointues qui dépassent. C’est le pied, enfin, on s’amuse à nouveau. Puis on passe l’arrivée, déjà. Nous sommes satisfaits de notre temps mais surtout très contents d’être revenu dans le bain, ouf. Le moral est de retour, tout baigne (sauf pour les lunettes mais bon heureusement, j’ai une paire en double dans ma sacoche)
Petit détour par la station service pour faire le plein de carburant et c’est reparti pour un 2ème tour.
Nous voilà de nouveau au départ du Col du Turini, sauf que grâce à notre 1er passage, nous connaissons maintenant les endroits piégeux. Donc le rythme ne fut pas du tout le même au 2ème passage et améliorons nettement notre temps de 50s. Nous sommes contents.
En route pour la longue liaison vers Lucéram, on s’arrête au même endroit que le matin pour voir si on retrouve les lunettes. Et oui, effectivement on les retrouve mais elles ont changé de design !?!?!?!
On enfile nos cagoules, les casques, gants etc… puis on s’approche du départ de la spéciale.
Et là, Jay me dit : M….. mes lunettes !!!!! J’y crois pas,,,,,,, il m’a refait le coup des lunettes sur le toit. Là ce coup ci, y en a plus de rechanges.
Le 2ème passage dans le Col St Roch est comme le 1er, GENIAL. Sauf qu’au 2ème tour, la spéciale est réduite et ne fait plus que 6km donc notre plaisir est de courte durée.
Voilà, c’en est fini pour les montagnes niçoises, reste plus que la super-spéciale et c’est fini.
Petit tour par le parc d’assistance, tout est Ok.
Puis un long parcours de liaison pour rejoindre Monaco, et nous avons la surprise de trouver le brouillard en arrivant sur la principauté alors que nous avions un magnifique soleil dans les spéciales. Nous rentrons au parc, il y a beaucoup de spectateurs le long des barrières, dont….Marko Martin et François Delecour…..excusé du peu……. Ça fait bizarre.
On attend un bon moment, on ne sait pas trop comment la super-spéciale s’organise alors on se tient prêt. Puis soudain on nous appelle, alors on file se placer sur la ligne de départ.
Le commissaire pointe mon carnet et m’annonce « départ à 16h22mn ».
Il est 16h21mn30s, puis 16h21mn40s, puis……….plus rien, les feux de départ s’éteignent.
Le commissaire vient nous voir et crie NO RACE !!! NO RACE !!! SORRY !!!
Que se passe t-il ? Je me dis qu’un concurrent est peut être sorti et qu’ils stoppent la course un instant, mais en fait non, nous comprenons vite que la course est bien terminée, l’organisation a pris du retard avec l’accident de Rautenbach et il faut monter d’urgence au palais pour la remise des prix. Et voilà, on s’est fait avoir, pas de super-spéciale pour nous.
Toutes les autos prennent donc le chemin du Palais, on arrive sur la place en pavé et attendons le début des festivités. Seb Loeb est récompensé en fanfare puis la traditionnelle pluie de champagne puis vient le tour des autres concurrents.
Il y a un podium devant la tribune du Prince Albert et chaque concurrent doit passer dessus tour à tour pour recevoir son prix. Nous aurons 2 beaux trophées, 2 médailles et un très joli bouquet de roses rouges et blanches. J’en profite pour saluer le Prince Albert et redescendons pour le parc fermé de fin de rallye sur le port.
Nous finissons donc ce rallye 27ème au général et 9ème du groupe N.
Quand on arrive, nous sortons de la voiture pour remercier toute l’équipe du RTTC pour leur soutien durant cette aventure, Isabelle me tombe dans les bras en pleurs, la pression retombe pour tout le monde, intenses moments Nous rentrons la voiture au parc, et j’entends quelqu’un qui m’interpelle en anglais. « Please I forgot my mobile in my car ».C’est le pilote Al Quassimy qui m’explique qu’il a oublié son portable dans son auto et comme il est sorti du parc, il n’a plus le droit d’y rentrer. Et moi qui ai pas tout compris : « you forgot what ?» Oui bon j’ai des progrès à faire en anglais, je sais. Cette fois, le rallye est terminé, nous devons dire au revoir à notre chère mitsu ainsi qu’à toute l’équipe Colsoul qui reprend la route le soir même pour la Belgique. Quel boulot !!! |
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| Comme l’année dernière, nous prenons la route, direction le Col du Turini car nous avons prévu de passer la soirée chez Jean Jean et Yvonne à l’auberge l’Authion qui se trouve en haut du Col du Tunini. Et comme l’année dernière, nous passerons une soirée inoubliable (dans tous les sens du termes, n’est ce pas les membres du RTTC ??) et Jean Jean nous régalera avec ses chants et sa cuisine excellente. (pour Jay et moi, nous n’avions rien avalé depuis la veille au soir, et le repas fut vraiment le bienvenu). |
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Remerciements :
Merci à tous nos PARTENAIRES ainsi qu’à toute l’équipe du RTTC sans qui rien n’aurait été possible ; nos familles et amis pour leur soutien.
Spéciale dédicace à nos enfants Quentin et Lucas pour leur patience et compréhension, témoins privilégiés de toute cette préparation intensive, parfois envahissante dans une vie de famille.








































